L’avènement du green business
Sous ce terme résolument marketing ne se cache pas uniquement une idée purement pécunière et économique mais bel et bien un nouveau marché de croissance lié à l’environnement ; et vraisemblablement un réel changement des valeurs éthiques aussi bien au sein des entreprises qu’au niveau des particuliers. Pour résumer : “est-ce qu’on peut faire du fric tout en gardant son éthique ?”
L’économie verte ou “green business” est effectivement à la mode. Elle concerne les entreprises qui se créent autour du développement durable ayant pour activité, par exemple, la production d’énergies renouvelables (solaire, éolienne, etc.), la production de biocarburants, la construction HQE, la mode éthique , etc.
Mais l’économie verte inclut aussi les sociétés peu soucieuses de l’environnement, qui se sont engouffrées dans la brèche verte en développant de nouveaux produits et services dits “verts” … flairant là un marché susceptible de générer d’importants bénéfices. D’ailleurs, il n’est pas rare de constater qu’il existe une forte spéculation sur certaines actions ou fonds liés aux énergies renouvelables. A l’heure d’une responsabilité sociale et environnementale de l’entreprise favorisée , il y a fort à parier que celles-ci seront rapidement démasquées par des éco-consommateurs avertis et devront clairement s’impliquer dans une démarche environnementale.
Indéniablement, le green business s’associe par ailleurs à un véritable mode de pensée, au développement d’une conscience pro-environnementale. L’éco-citoyenneté, la consommation durable et responsable ne sont plus des mythes mais bel et bien des lignes de conduite suivies par des consommateurs de plus en plus sensibles aux engagements environnementaux, et sociaux, des entreprises.
Cet engouement pour le business “vert” favorise même l’apparition de fonds et de placement “verts”, de l’investissement socialement responsable (ISR). La spéculation verte va en effet bon train et peut rapporter gros. Selon une étude Novethic réalisée en 2007, au total, le marché français de l’ISR (fonds, épargne salariale, mandats…) atteint 16,6 milliards d’euros d’encours à fin 2006 au lieu de 8,8 milliards fin 2005. Il a donc presque doublé en un an (+ 88%).
L’environnement est devenu désormais le grand enjeu du 21éme siècle, le cadre politique (avec le Grenelle Environnement) et juridique y sont clairement pour quelque chose. Les entreprises qui ne surfent pas encore sur la vague verte devront tôt ou tard s’adapter pour répondre aux nouveaux besoins et comportements des consommateurs et aux exigences légales. A elles de transformer ce qui peut sembler être en premier lieu des contraintes en atouts.
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